Y a-t-il eu des décès dans ta famille?
J'ai hésité à mettre cette question sur mon blog, mais je me suis dit que si je commençais à supprimer des articles de la liste donnée, je n'aurais pas grand chose à dire sur la vision que j'ai des choses qui m'entourent.
Alors oui, il y a eu des décès dans ma famille. Le plus lointain que je me souvienne est le décès de ma grand-mère paternelle. Elle était malade et vivait chez mes parents pour que l'on s'occupe d'elle. J'étais tellement jeune et insouciante que je n'avais pas vraiment remarqué qu'elle n'était plus là quand elle est décédée. Ce n'est que quelques jours après sa mort qu'en sortant de la voiture j'ai demandé "Au fait, papa, elle est où Mamie Dédée? Ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu!", et lui de montrer le ciel du doigt et de répondre "Elle est là-haut". Même si je ne l'ai pas connue très longtemps, j'ai le sentiment qu'elle fait partie de ces personnes qui veillent sur moi.
Ma tante Éliane (une des soeurs de ma mère) est aussi partie d'une maladie. Ma mère, mon autre tante Isabelle, et bien sur ma cousine Julie, s'occupaient bien d'elle, et d'après les souvenirs de ma mère, il régnait à la maison un sentiment d'amour, de sérénité.
Je dirais que le décès qui m'a le plus affectée serait celui de ma mère. L'absence de l'être cher est difficile, certes, mais les circonstances dans lesquelles j'ai vécu cette expérience sont assez particulières. J'étais missionnaire à plein temps dans la mission de Leeds, Angleterre, lorsque ma mère est tombée malade. Ne sachant pas exactement le degré de gravité de son cancer, j'ai eu des discussions téléphoniques avec ma mère. Celle-ci m'expliquait qu'elle se battrait pour rester le plus longtemps possible afin d'être là à mon retour de mission. Elle m'avait aussi fait promettre, quoi qu'il arrive, et quoi que l'on puisse dire, de rester en mission jusqu'à la fin de mon appel, car, disait-elle, "C'est une des plus grandes choses que tu puisses faire dans la vie: Apporter l'espoir aux gens que Dieu vit". Quelques mois après cette discussion, ma mère nous a quittés, 2 mois avant mon retour en France. Souvent les gens me demandent si je ne regrette pas mon choix de ne pas être rentrée plus tôt, et je répond: Non, j'ai fait ce qu'il fallait. J'ai accompli l'une des dernières volontés de ma mère, et en même temps, j'ai donné tout ce que je pouvais pour apporter l'espoir aux gens que Dieu vit.
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